Accéder au logement, évacuer, prouver
Vider un logement est un métier de logistique autant que de manutention. Sur le territoire métropolitain le plus étendu de France, l'accès aux déchèteries publiques est interdit aux professionnels depuis le 1er juillet 2025, à la suite du règlement adopté le 27 février 2025 : la métropole indique aux entreprises que leurs déchets ne sont acceptés dans aucune de ses déchèteries. Un débarrasseur sérieux ne peut donc plus s'appuyer sur l'équipement public, et cela se voit dans ce qui compose le montant d'un débarras.
Plus à l'est, les règles diffèrent encore. Les professionnels hors bâtiment ne sont admis que dans sept déchèteries sur les neuf que compte la métropole varoise, à condition d'avoir leur siège social dans la commune, et l'accès y est payant, tarifé au volume ou au poids selon le site. Cette mosaïque explique pourquoi nous avons ouvert trois implantations plutôt qu'un dépôt unique.
Sur le secteur azuréen, la métropole met treize déchèteries à disposition gratuite des habitants, avec un badge et des apports plafonnés à deux tonnes par an et par foyer. Ces plafonds sont conçus pour un particulier qui vide un garage, pas pour une maison entière. C'est précisément la limite que rencontre toute personne qui tente de vider seule une maison complète.
Reste la circulation. La zone à faibles émissions du centre de la plus grande ville du Sud, instaurée par arrêté métropolitain du 28 juin 2022, interdit vingt-quatre heures sur vingt-quatre les véhicules Crit'Air 4, 5 et non classés, poids lourds et utilitaires compris, à l'intérieur d'un périmètre délimité par les boulevards de Plombières, du Jarret et le Prado 2. Le dispositif azuréen a suivi le chemin inverse : allégé par arrêté du 11 avril 2025, il ne vise plus que les poids lourds de plus de 3,5 tonnes, les autobus et les autocars classés Crit'Air 4 et 5. Une flotte à jour n'est pas un détail, c'est la condition pour se présenter devant l'immeuble le jour convenu. Indiquez-nous l'adresse au moment de la demande et nous vérifions l'accès avant de venir.
Le tri, enfin, ne se négocie pas. Cinq flux séparés à la source s'imposent aux producteurs de déchets non ménagers depuis le décret n° 2016-288 du 10 mars 2016 : papier et carton, métal, plastique, verre, bois. Depuis le 1er janvier 2025, les textiles s'y ajoutent et portent l'obligation à six flux, huit pour les chantiers de construction et de démolition. Un logement très dégradé mobilise presque toutes ces filières en même temps, ce que nous expliquons dans notre page sur les logements encombrés et insalubres.
Cette rigueur documentaire finit toujours par servir. Une succession qui se règle, un bien qui se vend, un notaire qui demande une pièce : mieux vaut disposer des justificatifs d'évacuation que les reconstituer ensuite. Nous travaillons régulièrement en lien direct avec les études notariales.